La route du bonheur

Les films taïwanais se font rares dans nos salles obscures, encore plus si c’est du cinéma d’animation. Petit retour donc sur le premier film de Hsin Yin Sung (宋欣穎), Happiness Road sorti le 1er Août dans nos contrées.

Beaucoup de gens ont tendance à confondre la culture taïwanaise avec celle de la Chine continentale, mais Happiness Road est bel et bien 100% taïwanais, jonglant entre le mandarin et le dialecte local, embrassant les identités multiples de la population de l’île de Formose, et c’est une belle porte d’entrée vers ce pays. La réalisatrice nous raconte l’histoire d’une femme, Lin Su-Chi, qui revient chez elle, le domicile familial situé sur la dénommée rue du Bonheur, pour faire un dernier adieu à sa grand-mère. A travers ses souvenirs, c’est l’histoire moderne de l’île de Taïwan vue à travers une jeunesse pleine d’enthousiasme en l’avenir qui nous est contée. La vie de Lin Su-Chi a été parsemée d’embûches, et nous vivons ses hauts et ses bas, ses rêves et ses espoirs perdus, et surtout, sa quête du bonheur et les questions existentielles qui l’accompagnent à un instant charnière de son existence. Happiness Road, c’est un peu comme le congee, ce porridge de riz qu’on mange quand on ne se sent pas bien, accompagné de cette sensation chaude et réconfortante quand on a besoin de se remettre d’aplomb, cette saveur qui nous rappelle l’amour de nos grands-parents qui prenaient soin de nous. Son goût d’apparence fade est synonyme de simplicité et d’un retour vers des racines parfois oubliées. Pour peu qu’on n’ait pas un coeur de pierre, les mouchoirs seront de sortie.

L’avez-vous vu ? S’il n’est pas encore trop tard, il est peut-être encore projeté dans des petites salles indépendantes.

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